11 juin 2014

Pourquoi les réseaux sociaux anonymes font ils peur ?

application de messagerie anonyme
Après les applications mobiles de messagerie éphémère (de type Snapchat), voici un nouveau type d'applications mobiles adulé par les accros de réseaux SoLoMo : les applications de messagerie ou de réseau social anonyme. Le principe est simple : on interagit avec des personnes de son entourage amical, familial ou géographique en tout anonymat. Mais attention aux gaffes ! Cependant, à peine lancées, ces réseaux sociaux anonymes ont créé le scandale.






Pourquoi les applications mobiles de réseaux sociaux anonymes provoquent elles une telle levée de boucliers ?

Aux États-Unis les parents sont effrayés de la propension de leurs enfants à utiliser ces applications mobiles pour envoyer des photos dénudées de leur anatomie intime. Certains cas de revenge porn ont été relevés qui irritent également les parents et prennent des proportions parfois inattendues de type harcèlement sexuel pouvant aller jusqu'à des cas de suicide.

Autre point noir relevé par les parents : le caractère partiellement anonyme peut faire dériver une blague de potache en un calvaire sans nom. On peut très vite déraper d'une blague inoffensive à un flux de ragots incontrôlable (rumeurs de coucherie salaces par exemple), surtout dans la main de personnes immatures. L'anonymat de ces applications mobiles peut être utilisé pour lancer ou amplifier des rumeurs, avec la possibilité d'attribuer des propos à une personne en se faisant passer pour cette personne; d'où l'aspect sulfureux voire scandaleux de ces applications mobiles. Ces abus peuvent également tourner au harcèlement moral, voire au drame.

Type d'image échangée sur Whisper qui fait peur aux parents
Ces deux photos, issues de l'application Whisper, sont typiquement le genre d'échanges qui fait se dresser les cheveux sur la tête des parents et participent de la mauvaise réputation des réseaux sociaux anonymes.

La mauvaise réputation des réseaux sociaux anonymes vient de la peur qu'ils exercent malgré les douzaines de modérateurs qui vérifient la teneur des propos qui y circulent. En effet, ces propos qui se réfèrent à des situations et des personnes inconnues et anonymes, ne peuvent, par définition, être vérifiés. Corollaire obligé : sur la quantité d'échanges qui a lieu sur les réseaux sociaux anonymes, il est normal qu'une part significative de ces propos soit des fakes ou ait été passablement agrémentés. Mais cela n'inquiète pas les utilisateurs de ces applications qui se sont habitués à la part de mensonge de ces réseaux et les préfèrent à la vérité pure, à partir du moment ou ils apprécient ces propos.

« La majorité (des publications sur Yik Yak) sont des blagues, ou des choses drôles mais certaines choses sont plutôt méchantes », reconnaît l’étudiant, Nickolaus Hines, étudiant de 21 ans à l’université d’Auburn en Alabama (sud des États-Unis). Certaines universités ont tenté d’interdire ces applications de réseaux sociaux anonymes après que des mauvais tours, des alertes à la bombe ou de fausses rumeurs aient eu lieu. Ces applications sont considérés par Justin Patchin, professeur à l’université de Wisconsin-Eau Claire et dirigeant d’un centre de recherche sur le harcèlement en ligne, comme de nouveaux outils d’intimidation ou de dénonciations de camarades. Ils participent plus à l'établissement d'une atmosphère délétère qu'à une bonne ambiance : l'étudiant ne sait plus de qui il doit se méfier ni de quoi il doit avoir peur.


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